JMJ 2011

Après Sydney en 2008, le monde à rendez-vous à Madrid !

Du 16 au 21 août 2011, la capitale espagnole s'apprête en effet à recevoir les JMJ 2011, les XXVIe Journées Mondiales de la Jeunesse. Plus d'un million et demi de jeunes sont attendus ! Ces JMJ sont les deuxièmes organisées par l'Espagne, après Saint-Jacques de Compostelle en 1989.

Le thême choisi par Benoît XVI pour les JMJ2001 est "Enracinés et fondés en Christ, affermis dans la foi" (cf. Col 2,7).

Tu trouveras plus d'informations sur les évènements des JMJ 2011 sur la page dédiée,ainsi que des informations pratiques pour participer aux JMJ.

Les inscriptions ne sont pas encore ouvertes, mais tu peux dores et déjà nous donner tes coordonnées pour être tenu(e) au courant de l'actualité des JMJ!


Que sont les JMJ ?

Les Journées Mondiales de la Jeunesse (« JMJ »), organisées par l’Église catholique depuis 1986 et ouvertes à tous, réunissent tous les deux ou trois ans les jeunes du monde entier dans une grande métropole, en présence du Pape. Les JMJ sont le plus grand rassemblement de jeunes au monde.

Les JMJ sont d'abord un temps d'échange et de rencontre entre jeunes d'horizons divers, qui permet à chacun de « développer son propre dialogue avec le Christ ».

Cette rencontre, essentielle, est au coeur des JMJ : pendant trois jours, les jeunes sont appelés à vivre des temps de Catéchèse et à participer au Festival de la Jeunesse, qui est une expression culturelle, actuelle et dynamique, de la foi. De plus, les jeunes sont invités à rencontrer les habitants du pays hôte lors des Journées en Diocèse, dans la semaine qui précède les JMJ.

Les JMJ sont un pèlerinage de la foi : les jeunes quittent leur pays, leurs habitudes, pour prendre un temps de partage et de réflexion sur le sens de leur vie et leur relation avec Dieu. Elles culminent lors du rassemblement de tous les jeunes pour la Veillée avec le Pape et la Messe finale, au cours de laquelle les jeunes sont envoyés dans le mond e pour y partager les fruits de leur expérience.

« Je souhaite à chacun et à chacune de vous de découvrir ce regard du Christ, et d'en faire l'expérience jusqu'au bout. Je ne sais à quel moment de votre vie. Je pense que cela se produira au moment le plus nécessaire : peut-être au temps de la souffrance, peut-être à l'occasion du témoignage d'une conscience pure, comme dans le cas de ce jeune homme de l'Évangile, ou peut-être justement dans une situation opposée, quand s'impose le sens de la faute, le remords de la conscience : le Christ regarda Pierre à l'heure de sa chute, après qu'il eut renié son Maître par trois fois. Il est nécessaire à l'homme, ce regard aimant : il lui est nécessaire de se savoir aimé, aimé éternellement et choisi de toute éternité »

La liberté religieuse au coeur des JMJ

"Liberté religieuse" c'est le titre du discours que lira Benoit XVI le 1er Janvier à l'occasion des Journées mondiales de la paix.

Le pape s'alarme de l'intolérance religieuse tant dans les sociétés modernes historiquement chrétiennes que dans les régions du monde où les communautés chrétiennes sont minoritaires.

Selon Benoit XVI "La société qui veut imposer ou qui, au contraire, nie la religion par la violence, est injuste à l'égard de la personne et de Dieu." A travers ce discours à la portée plus philosophique que théologique, le Pape apporte un message de paix et de tolérance pour l'ensemble des chrétiens au delà des frontières.

Un événement au service de la société

Dans le contexte des démocraties européennes caractérisées par le pluralisme, la manifestation d’hier contre la visite du Pape à Madrid à l’occasion des Journées Mondiales de la Jeunesse est l’occasion pour nous de rappeler que cet événement ecclésial ouvert à tous a un impact social et politique incontestablement bénéfique pour toute la société. En effet, ici, comme dans toute proposition chrétienne, les jeunes sont invités à avoir une réflexion stratégique sur la manière de s’engager toujours davantage de manière concrète au service du bien commun.

Par jmj2011 - Publié le 18 août 2011

L’arrivée du Saint-Père a Madrid a donné lieu hier à une manifestation de la part d’opposants à sa venue, qui associait jeunes « indignés » et diverses associations.

La tenue même de cette manifestation ne doit pas être remise en cause : c’est la force des démocraties que toutes les opinions puissent s’exprimer sans contrainte.

Il faut en revanche condamner la violence lorsqu’elle survient, quel qu’en soit l’auteur. Ces actes ne doivent pas obscurcir le légitime débat qui existe, et auquel nous avons contribué.

A ce jour, les jeunes pèlerins des JMJ 2011 vivent l’événement dans une atmosphère apaisée, conscients toutefois des difficultés de la jeunesse espagnole. Il est juste de redire que l’ambiance à Madrid est très festive et joyeuse.

Les Journées Mondiales de la Jeunesse sont un rassemblement unique dans le monde, qui fait tourner les regards vers Madrid. A côté des temps de prière et de célébration, les jeunes y sont invités à réfléchir à la manière dont ils peuvent s’engager pour contribuer au bien commun.

Portraits de jeunes « jmj-istes » engagés dans la société au nom de leur foi

En ce moment à Madrid :


Ines Minin accompagne les jeunes de Saint-Denis (93) aux JMJ cet été. Issue de la Jeunesse Ouvrière Chrétienne, son engagement a été un tremplin vers son implication dans les sujets de société.

Son but : aider les jeunes de tous bord et en particulier les jeunes des quartiers populaires. La JOC a par exemple organisé des tournois de football de quartier afin de rapprocher les populations, et les aider à se connaître davantage dans la tolérance et la solidarité. Son service pour l’intérêt des jeunes l’a ensuite poussée à travailler avec Martin Hirsch pour le gouvernement français à la mise en place du service civique. Service qui vise à inciter les jeunes à s’engager dans un volontariat et s’impliquer dans un projet d’utilité sociale. Aujourd’hui, elle travaille à la CFDT et milite pour la syndicalisation des jeunes afin qu’ils soient armés pour veiller à la dignité de l’homme travailleur.

Impliquée dans les mouvements sociaux de travailleurs, elle comprend les « rebellions » de jeunes face aux institutions mais condamne les détériorations de matériel ou les violences et effets néfastes : « il ne faut pas bloquer l’économie d’un pays car seuls les travailleurs en seront les victimes ». Ces jeunes cherchent à trouver une place dans la société mais il ne faut pas oublier qu’ils sont l’avenir de la société. C’est donc à eux de la faire avancer. En cela, l’enseignement social de l’église est à son avis un bon support, puisqu’elle incite chaque individu à s’épanouir dans son travail. « Le travail est fait pour l’homme et non l’inverse ! ».